Question d’immobilier :
La publicité fonctionne-t-elle ?
Les annonces imprimées ne font que trouver des vendeurs pour les courtiers
Par Joseph Marovitch
Oui, la publicité fonctionne. L’acheteur motivé cherchera parfois dans les journaux pour trouver une propriété à vendre, surtout via les annonces de visites libres. Cependant, la plupart des acheteurs ne proviennent pas d’annonces ou de journées portes ouvertes. La plupart des acheteurs reçoivent des listings immobiliers de leurs courtiers.
L’acheteur fournira au courtier ses critères tels que le nombre de chambres, salles de bains, garages, emplacement, etc. Le courtier limitera alors la recherche à ce qui est exactement disponible sur le marché. Cela permettra d’économiser de l’énergie et du temps car la recherche sera ciblée et limitée à ce que l’acheteur veut exactement.
La plupart du temps, les annonces dans les journaux ne font que trouver des vendeurs pour les courtiers. Lorsque les propriétaires veulent vendre leur propriété et qu’ils voient l’annonce d’un courtier dans le journal montrant plusieurs propriétés, ils pensent que ce courtier est proactif et pourra vendre leur propriété. Le courtier est proactif en ce qu’il cherche activement des vendeurs. Les acheteurs trouvent parfois des maisons à vendre dans les annonces de journaux, mais de nos jours, tout le monde cherche en ligne via Centris ou d’autres sites similaires.
… la plupart des acheteurs ne viennent pas d’annonces ou de journées portes ouvertes. La plupart des acheteurs reçoivent des listings immobiliers de leurs courtiers.
Pour un courtier, placer des annonces dans un journal sert à indiquer à son client, le vendeur, qu’il fait du bon travail. Cependant, la plupart du temps, l’acheteur potentiel aura sollicité une visite de son courtier qui lui aura fourni le listing, ou il aura appelé à partir d’une recherche en ligne qu’il aura faite lui-même.
Lorsque vous voyez une annonce d’un courtier avec plusieurs propriétés dans un journal, demandez à un membre de votre famille qui a accès à Centris, ou un ami courtier, de trouver combien d’inscriptions expirées ou annulées sont au nom de ce courtier. Il se peut fort bien qu’un courtier ayant de nombreuses inscriptions puisse n’être actif que dans l’acquisition d’inscriptions, et pas nécessairement dans la vente de ces propriétés.
Un bon courtier peut gérer efficacement de huit à douze inscriptions simultanées, avec une approche adéquate. Ce type de courtier rencontrera le vendeur, gérera les visites, connaîtra bien la propriété, s’occupera de la paperasse, de la négociation et plus encore.
S’il a plus de douze inscriptions, le courtier aura besoin d’un personnel pour assurer un bon service. Il y a de très bons courtiers avec d’excellentes compétences en gestion qui peuvent s’occuper convenablement des besoins du vendeur et s’assurer que son personnel connaît bien la propriété et fournit le service complexe que le vendeur requiert.
‘Les acheteurs trouvent parfois des maisons à vendre dans les annonces de journaux, mais de nos jours, tout le monde cherche en ligne via Centris ou d’autres sites similaires.’
Méfiez-vous cependant des courtiers qui ne peuvent pas bien gérer et former leur personnel, et qui n’ont qu’un seul but, obtenir autant d’inscriptions que possible et laisser les autres courtiers vendre pour eux. Ce type de courtier se chargera d’une centaine d’inscriptions, sachant que 25 % d’entre elles seront mises de côté et ne seront pas vendues.
Il peut être difficile de choisir entre embaucher un courtier qui fournira la touche personnelle et toute l’attention qu’un acheteur requiert, ou d’embaucher un courtier avec du personnel, sachant qu’à chaque visite libre, une personne différente fera visiter la propriété, qu’à chaque rendez-vous, un assistant différent ouvrira la porte. Lorsqu’une offre sera acceptée, un jeune assistant inexpérimenté assurera la liaison entre l’inspecteur, le courtier en hypothèques et le notaire.
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Prochain article : Réductions de prix ! Quand et pourquoi ?
L’ÉTAT DU MARCHÉ
Bonnes nouvelles. Il semble que la Banque du Canada ait l’intention de mettre un frein aux hausses de taux d’intérêt. Dans une étude récente de Desjardins, la plus importante fédération de groupes de crédit au Québec, il semble y avoir un climat favorable sur le marché de la revente au Québec.
Selon l’étude, le prix des maisons au Québec devrait augmenter avec le temps, mais plus lentement qu’en 2018. L’étude indique également que l’inflation dépassera la hausse des prix de l’immobilier, ce qui entraînera un éventuel ralentissement temporaire de la hausse des prix. Un autre indicateur d’un futur marché de la revente en hausse à Montréal est que les mises en chantier ont diminué en 2018 par rapport à 2017.
‘Bonnes nouvelles. Il semble que la Banque du Canada ait l’intention de mettre un frein aux hausses de taux d’intérêt.’
Le reste de l’Amérique du Nord connaît un ralentissement du marché immobilier, ce qui explique pourquoi la Banque du Canada met un frein aux hausses des taux d’intérêt. Pour le Québec et plus particulièrement pour Montréal, cela signifie que le marché immobilier continuera de prospérer et que les prix continueront d’augmenter.
Image : Terje Sollie de Pexels
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Joseph Marovitch œuvre dans le secteur des services depuis plus de 30 ans. Sa première carrière en tant que propriétaire et directeur du Camp Maromac, un camp d’été établi en 1968, a consisté à travailler avec des familles d’enfants de Westmount et des environs âgés de 6 à 16 ans. Maintenant, en tant que courtier immobilier, il offre les mêmes qualités de fiabilité, d’intégrité et d’honnêteté afin de protéger les intérêts de ses clients. Si vous avez des questions, contacter Joseph Marovitch au 514 825-8771, ou à josephmarovitch@gmail.com
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